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Les Harkis de Mirande : une histoire à partager, une mémoire à honorer

La stèle "RAYNAL" en forêt de Berdoues

Ce samedi 29 septembre 2018, plus de cent personnes se sont retrouvées à Berdoues sur le thème « les Harkis : une histoire à partager, une mémoire à honorer », d’abord, pour une marche dans la forêt domaniale de Berdoues où les Harkis avaient travaillé. Parmi les participants figuraient Isabelle Sendrané, sous-préfète, Olivier Dupont, directeur de l’ONACVG du Gers, Louis Saint-Ygnan, délégué général du Souvenir Français, Fatma Adda, conseillère régionale et bon nombre d’élus locaux...

Les randonneurs étaient accompagnés de M. Bonnet et de M. Blanchet, gardes forestiers, qui leur faisaient découvrir la richesse de cette forêt et la nouvelle stèle remise en l’état par l’ONF en hommage à ces anciens soldats devenus des forestiers.

 

Lieu de mémoire en hommage aux harkis de Mirande réaménagé avec le concours de l'ONF et de l'ONACVG

Sur ce lieu empreint d’histoire, Yamina Arino, descendante de harkis, a lu quatre poèmes écrits par les élèves du lycée agricole de Mirande Valentees. Un de ces poèmes a été primé au niveau national pour sa qualité mémorielle.

Lecture de poèmes par une enfant de Harki et sa fille

L’après midi, ce fut une conférence-débat animée par Agnès Sajaloli, directrice du mémorial de Rivesaltes. Elle a expliqué les grandes étapes de l’histoire de ce lieu conçu comme le plus grand camp d’internement du sud de la France en 1941 et 1942 où ont été internés des républicains espagnols, juifs, tsiganes, harkis et autres “indésirables” pour l’État français jusqu’en 1964. S’en suivit un temps d’échange passionnant avec la salle. Il a beaucoup été question du quotidien des harkis dans ce camp de transit, de la scolarisation des enfants, de la liberté de se mouvoir à l’extérieur du camp...mobilité limitée à la main d’œuvre masculine occasionnelle qui était rémunérée en avantage en nature...

Lecture théâtralisée de témoignages de harkis du camp de Rivesaltes et de Mirande par Agnès Sajaloli

Cet après-midi fut ponctuée aussi des récits de vie de Harkis et de leurs descendants que Fatma Adda a dédié à Anne Laybourne ancienne sous-préfète de Mirande à l’origine de la première édition de cette journée souvenir. Lus par Agnès Sajaloli, ils ont ému aux larmes le public. Le député Jean-René Cazeneuve, présent durant toute la conférence, n’a pas caché lui aussi son émotion. Les organisateurs fédérés en comité de pilotage (État, ONACVG, collectivités, lycées, associations d’anciens combattants, de mémoire et de randonneurs...) étaient très satisfaits de cette édition et pensent déjà à la suivante.

Plus de 80 personnes étaient présentes pour assister à la rencontre avec  Agnès Sajaloli, directrice du Mémorial de Rivesaltes

Pourquoi Mirande ? Pourquoi Berdoues ? De 1962 à 1975, à Mirande, des hommes, des femmes, des enfants venant d'Algérie ont vécu dans un camp situé sur ce qui est aujourd’hui le boulevard des Pyrénées, au niveau du quartier du Caneron. 36 familles y ont séjourné, d'abord sous des tentes de l'armée puis dans des petites maisons. Les hommes travaillaient au camp de forestage à la forêt de Berdoues, les femmes restaient confinées au camp. Ne connaissant pas la langue française, elles sont restées en retrait. Mirande fut le site gersois pour accueillir un groupe de harkis.

Remerciements pour Madame Sajaloli

Olivier DUPONT, ONACVG du Gers

© ONACVG



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