Des « regards » pour honorer des résistants et des déportés

Du 20 avril au 9 mai 2021 à Angers, une exposition en plein air intitulée « Regards » présente les portraits de 22 résistants et déportés angevins, hommes, femmes et enfants.

Ensemble des totems de l'exposition "Regards" devant l'Hôtel de ville d'Angers
Ensemble des totems de l'exposition « Regards » devant l'Hôtel de ville d'Angers.

Six totems en libre accès se succèdent sur le trottoir, côté Hôtel de ville, du boulevard de la Résistance-et-de-la-Déportation à Angers.

Ils évoquent l'histoire d'Angevins qui luttèrent dans la Résistance pour libérer leur pays durant la Seconde Guerre mondiale, ou qui furent victimes des persécutions antisémites des nazis et de leurs complices entre 1940 et 1944. Beaucoup d'entre eux ne sont jamais revenus des camps de concentration.

Créée par la mairie d'Angers dans le cadre de la Journée nationale du souvenir de la déportation (25 avril) et de la victoire des forces alliées sur l’Allemagne nazie (8 mai), cette exposition compte six thématiques parmi lesquelles les résistants de la première heure, les femmes dans la Résistance, les déportés raciaux.

Détails de l'exposition "Regards"
Détails de l'exposition.

Pour concevoir cette exposition, la ville d’Angers s’est attachée le concours de plusieurs personnalités et institutions : l’historien Alain Jacobzone, les Archives départementales de Maine-et-Loire, l'ONACVG de Maine-et-Loire, le Comité départemental de la Résistance, de la Déportation et de la Victoire, la délégation départementale de la Fondation de la France libre et l'association départementale des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation. Le musée de l’Ordre de la Libération et Yad Vashem, institut international pour la mémoire de la Shoah, ont également été associés.

Les visiteurs sont invités à découvrir les visages et les parcours de celles et ceux qui, confrontés à la barbarie, illustrent à quel point la liberté, le respect d'autrui et la solidarité sont des biens précieux pour l'Humanité.

Sylvère Vesnier, ONACVG de Maine-et-Loire

© ONACVG