Remise de croix du combattant au titre de la période 62-64 en Algérie : de la réparation et de la reconnaissance

Mardi 30 avril 2019, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a remis la croix du combattant à 29 personnes ayant servi en Algérie entre le 3 juillet 1962 et le 1er juillet 1964. Une reconnaissance et une réparation longuement attendue par le monde combattant et pour laquelle Geneviève Darrieussecq s’était engagée.

geneviève Darrieussecq et les récipiendaires

La secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, ici entourée des récipiendaires.

© Erwan Rabot/SGA com

C’était une demande ancienne et partagée des associations d’anciens combattants : l’attribution de la carte du combattant au titre de la période 62-64 en Algérie. A la demande du président de la République, Geneviève Darrieussecq, s’était engagée à ce que cette mesure devienne enfin concrète. C’est désormais chose faite depuis le 1er janvier 2019 et cela s’est traduit mardi 30 avril, à l’Hôtel de Brienne, par la remise de la croix du combattant à 29 personnes ayant servi en Algérie entre le 3 juillet 1962 et le 1er juillet 1964.

« Jusqu’à présent, vous n’étiez pas considérés comme des combattants comme les autres » a souligné la secrétaire d’Etat.« Vous aviez obtenu certains droits et l’accès à quelques dispositifs. Mais il persistait une iniquité entre anciens combattants, un déséquilibre dans les générations du feu. Je dois dire ma satisfaction de mettre un terme à cette injustice flagrante. »

Mise sur pied de groupes de travail, recensement et évaluation des demandes, la méthode de collégialité, de concertation et d’écoute a porté ses fruits. L’extension de la carte du combattant, passée dans la loi de finances pour 2019, est désormais concrète. Ce sont près de 50 000 cartes du combattant supplémentaires qui devraient être attribuées.

Soulignant l’effort financier pour l’État que représente cette mesure – « Nous l’estimons à près de 30 millions d’euros en année pleine. Dans notre contexte budgétaire contraint, c’est un signal et c’est une démonstration de l’attachement du Gouvernement à l’ensemble du monde combattant » - la secrétaire d’État a tenu à placer cette cérémonie sous le signe de la reconnaissance et de la réparation. « Parce qu’il n’y a rien de pire que l’indifférence et l’oubli. »