Un plan académique de formation sur l'histoire et les mémoires de la guerre d'Algérie

Les 7 et 8 février 2019, l’ONACVG organisait en partenariat avec le Musée national d’Histoire de l’immigration et l’Académie de Paris un plan académique de formation sur l’histoire et les mémoires de la guerre d’Algérie, à destination des enseignants d’Histoire et de Lettres parisiens.

Le plan académique de formation du 7 et 8 février

Le plan académique de formation du 7 et 8 février

ONACVG

Pendant deux jours, les professeurs ont assisté à de nombreuses conférences leur permettant d’approfondir leurs connaissances et de mieux appréhender l’enseignement de la guerre d’Algérie et de ses mémoires.

La formation a débuté le 7 février, après un discours inaugural de Benjamin Stora, historien et Président du conseil d’orientation du palais de la Porte Dorée. L’exposition pédagogique « La guerre d’Algérie. Histoire commune, mémoires partagées ? » de l’ONACVG a ensuite été présentée par Paul Max Morin, Doctorant en sciences politiques et chargé de mission à l’ONACVG. Un état des lieux historiographique sur la guerre d'Algérie a par la suite été expliqué par Sylvie Thénault.

les profs pendant les journées d'études

L’après-midi, Sébastien Ledoux, docteur en Histoire à Paris 1, a évoqué les enjeux scolaires autour de l’enseignement de la guerre d'Algérie. Cette première journée s’est terminée par l’intervention de quatre témoins de ce conflit devant les professeurs, Jacqueline Gozland, Française issue d’une famille juive d’Algérie, Jean Pierre Louvel, ancien appelé du contingent, Bachir Hadjaj, ancien militant du FLN et Bernard Zimmermann, ancien européen d’Algérie. Les témoins ont évoqué avec les professeurs leur histoire et leur démarche d’intervention en milieu scolaire.

Durant la deuxième journée, les professeurs ont participé à des ateliers sur la littérature et la BD pour enseigner les mémoires du conflit. Alexis Jenni, auteur de L’art français de la guerre, prix Goncourt 2011, a rencontré les enseignants et a échangé avec eux sur le roman comme moyen de transmission. L’après midi, Abderahmen Moumen, historien chargé de mission à l’ONACVG et Malika Rahal, historienne à l’IHTP, ont présenté aux professeurs l’histoire des Harkis et la symbolique de l’année 1962 dans l’imaginaire algérien.

Les professeurs ont été enthousiasmés par les outils proposés par l’ONACVG, et ont pu parfaire leurs connaissances durant cette formation.

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